PELAMOURGUES alias PALEMOURGUES

 

De gueules au lion d'or armé et lampassé de même.

 

 

Famille ancienne, originaire du Gévaudan, d'où elle s'est répandue en Albigeois, en Rouergue et en Auvergne, connue depuis Maurand de Pelamourgues vivant en 1202. Charlotte de Pelamourgues épouse en 1425 Charles de Scorailles, seigneur de Bouron eu Rouergue. Elle était divisée en trois branches lors de la vérification. La branche de Malevieille, au diocèse de Mende, prouva sa noblesse depuis Benoît, alias Beneld.

 

 

  1. Jean de Pélamourgues, seigneur de Malavielle, y habitant le repaire de Malavielle, paroisse de Chaunac en Gévaudan, épouse en 1400, Catherine Bertrand, fille de Pierre Bertrand et de Flore de Bénavent; ils eurent pour enfant :

  2. Astholon, alias Astomée de Pélamourgues, de la paroisse de Villeria au diocèse de Mende, né avant 1414, mort après 1484, épouse vers 1430, Louise de Béranger de Caladon, fille de Brenguier de Caladon et d'Agathe de Malavielle, d’où :

    1. Benoît, alias Beneld, qui suit;

    2. Guy, seigneur de Palheret, né vers 1450, mort 1529, épouse vers 1480 Aigline Hébrard;

    3. Eraclée, né avant 1446, mort après 1466, prieur de Prinsuéjouls en 1446;

    4. Michel, qui a fait la branche B.

  3. Beneld de Pelamourgues, seigneur de Malevieille, né vers 1470, fut père de :

  4. Jean de Pelamourgues, seigneur de Malevieille et Plagnies, épouse Marguerite Teulade, citée veuve en septembre 1572, dont il eut :

  5. Antoine de Pelamourgues, seigneur de Malevieille, épouse en premières noces le 17 avril 1567 Gasparde de Tournon, fille de Gaspard de Tournon et d'Antona Itier. Ils eurent ensemble :

    1. François, qui suit;

    2. Anne.

    Antoine épousa en secondes noces Marie de Scorailles.

  6. François de Pelamourgues, seigneur de Malevieille et de Plaignes, épouse le 1er février 1618 Jeanne de Gibrac, et il en eut :

    1. Adam, qui suit;

    2. Claude, née le 20 juillet 1638 à Marjevols, mariée à Jean-Julien de Mories, né le 1er juin 1640 à Marvejols, consul de cette ville;

    3. Gabrielle, épouse Jean de Montvallat (cf. note 1 sur la légende de la dame du Couffour).

    François épouse en secondes noces Françoise d'Auzolles.

  7. Adam de Pelamourgues, seigneur de Malevieille et de l'Espinasse, bailli de Gévaudan, épouse Ie 12 juillet 1659 Françoise de Retz de Bressol, fille de François de Retz de Bressol, sieur du Rozet, et de Jeanne de Besse. Adam fut maintenu avec son père dans sa noblesse par jugement souverain du 27 septembre 1668.

 

Branche B

  1. Michel de  Pélamourgues, écuyer, né avant 1458, épouse en 1478, Souveraine de Maillant, dame du Pouget, d’où :

  2. Raymond de Pélamourgues, écuyer, né entre 1478 et 1488, épouse par contrat du  15 août 1502, reçu par Aigony, notaire, Jeanne de Mège, alias de Médicis, dame de Paulhe, née avant 1485, d’où :

    1. Michel, gouverneur de Clermont d’Auvergne, mort en 1520;

    2. Simon, alias Siméon, qui a fait la branche C;

    3. Guillaume, alias Guyon, qui a fait la branche D;

    4. Claude, mariée en 1583 à Louis de La Roque, frère de Guillaume de La Roque, seigneur de Loubèjac, en Carladès;

    5. Maria, légataire de Claude de Massebeau (66 écus), en 1583;

    6. Suzanne, légataire en 1583 de Claude de Massebeau  (66 écus);

    7. Anne, mariée par contrat du 21 avril 1560 à Guillaume de Montvallat, sieur de La Fage, fils d’Antoine de Montvallat et de Hélips de Mostuéjouls.

Notes
  1. La légende de la dame du Couffour :

Monsieur le conseiller BOUDET, dans son ouvrage « HISTOIRE DE LA BARONNIE DE CHAUDES-AIGUES » rue chez Honoré CHAMPION, éditeur, 9, quai Voltaire à Paris (VIIe), écrit sur Gabrielle de PELAMOURGUES ce qui suit :

«Gabrielle de PELAMOURGUE, dévorée de passions frénétiques, apporta à son mari la ruine et le déshonneur. Pendant vingt-cinq ans. le château du Couffour vit se renouveler à l'abri de ses sombres murailles les sanglantes orgies de la Tour de Nesles. Le souvenir des actes atroces de lubricités imputés à Gabrielle vit toujours dans la contrée où la physionomie de la terrible châtelaine se teinte maintenant de couleurs légendaires. Le paysan attardé presse son cheval au détour des vallées où il croit voir flotter dans la brume crépusculaire l'ombre « de la méchante dame du Couffour ». Le Couffour abrite aujourd'hui le camping municipal de Chaudes-Aigues et le fantôme de Gabrielle de Pélamourgues n'effraye plus personne.

« De Jean de MONTVALLAT, Gabrielle eut deux enfants : Catherine, mariée par contrat du 17 avril 1654, à Jacques de PUEL du BESSET, seigneur de Villaret, en Gévaudan, et un fils, François dont nous reparlerons.

« Toute à ses instincts de violence, elle dut molester sans merci son gendre, dans ses biens comme dans sa personne, car le 28e registre du Parlement de Toulouse, à la date du 6 juillet 1663, reproduit le texte d'une assignation délivrée par la chambre criminelle, « sur la requête de Jacques de PUEL, demandeur en excès, et le procureur général joint à lui », la citant avec son mari à comparoir en personne à telles fins et conclusions que le procureur général du Roy voudra, contre eux prendre et eslire, et le demandeur aux fins civiles. »

Les accusés ne répondirent pas à cet ajournement, et deux ans plus tard, le 30 octobre 1665, le Parlement donnant défaut, prononçait la mainmise sur leurs biens, sauf, par eux, à satisfaire dans la quinzaine au décret qu'ils avaient encouru (Archives de la Haute-Garonne, Registres du Parlement). Ils ne comparurent pas davantage, mais quelques temps après, la Cour faisant enfin justice de tant de crimes restés impunis, rendait contre Gabrielle de PAMOURGUE, François de MONTVALLAT son fils et leurs complices, arrêt de mort. Le Couffour et ses dépendances étaient confisqués. Ces biens grevés de multiples créances, avaient été saisis en 1628 sur Georges de PELAMOURGUE à la requête du sénéchal d'Auvergne, d'Antoine d'ALLEGRE et de François, seigneur de MONTVALLAT. S'ils n'avaient pas été vendus à ce moment, c'est que le chapitre de Chaudes-Aigues, aussi créancier, avait fait opposition à la criée.

Ils furent cette fois encore mis sous la main des officiers de la prévôté de Saint-Flour, les meubles saisis d 'autorité privée par un certain Sallerie qui arriva au Couffour avec une escorte d'archers. C'est dans cette détresse que Jean de MONTVALLAT qui n'avait pas été compris dans la condamnation da sa femme, s'adressa le 2 janvier 1666 à la Cour des Grands-Jours de Clermont pour obtenir que les revenus du domaine de Mourentès, dont il était usufruitier légal, lui fussent restitués « pour subvenir à nourrir et entretenir luy et ses enfants selon leur condition » la Cour ordonna la main levée de la saisie, cette restitution toutefois dut être partielle car en 1697, Catherine de MONTVALLAT plaidant devant le parlement de Toulouse contre le chapitre de Chaudes-Aigues, invoquait l'arrêt de confiscation qui distrayait le tiers revenus au profit des enfants de la condamnée, en conséquence de la donation que celle-ci lui avait faite au moment de son mariage.

N'ayant plus de quoi vivre « selon sa condition », Jean de Montvallat pris du service dans l'armée. Il est porté dans le Nobiliaire d'Auvergne de 1667 comme servant en personne.

Nous ignorons l'époque de sa mort, mais il est certain qu'il décéda avant Gabrielle. Celle-ci, en dépit de l'arrêt rendu contre elle ne fut pas exécutée. Peut-être le mémoire justificatif qu'elle fournit postérieurement à la condamnation l'aida-t-il à obtenir des lettres de pardon.

Les registres du Parlement de Toulouse ne contiennent aucune trace de lettres de rémission octroyées à la dame du Couffour, mais le mémoire justificatif fourni par elle se trouvait il y a peu d'années dans les mains de M. ROUGIER, notaire à Chaudes-Aigues. Il faut regretter la perte de ce volumineux document qui nous eut instruit d'une façon plus précise sur la nature des crimes dont Gabrielle était chargée. Les horribles détails qu 'il contenait ont déterminé son propriétaire à la détruire, selon une communication de Madame veuve Rougier.

 

Principales sources

  • Louis de la Roque, Armorial de la Noblesse de Languedoc, I, 423.

  • Bouillet, V, 27.

  • M. Maxime d'Humières, travaux personnels

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